Accord Draghi-Macron sur l’accueil des réfugiés afghans

Les deux présidents se sont rencontré hier à Marseille au restaurant étoilé « Le Petit Nice » : « Nous sommes ici pour parler des relations bilatérales et de l’avenir ».

Dans les couloirs du Petit Nice, seul restaurant trois fois étoilé de Marseille , le Premier ministre Mario Draghi et le Président Emmanuel Macron ont encore renforcé leur accord pour diriger conjointement l’Union européenne à un moment de transition mondiale, alors que l’ère Merkel touche à sa fin en Allemagne et que les États-Unis rendent aussi clair que possible leur désengagement d’Afghanistan et leur rôle de gendarme mondial. Pourquoi l’invitation à Draghi ? Pourquoi maintenant ? « Pour parler de l’Afghanistan », a répondu Macron en attendant son ami italien devant le restaurant, « et de l’avenir ». Il y a une question à court terme, l’Afghanistan, et ensuite nous devons préparer la présidence française de l’UE en janvier.

En ce qui concerne l’Afghanistan, la pauvreté de l’Union européenne en matière de gestion des migrations a été démontrée une fois de plus », a déclaré M. Draghi lors d’une conférence de presse à Rome, peu avant de monter dans l’avion pour Marseille. Elle est incapable d’y faire face, c’est une épine dans l’existence de l’Union. Nous avons vu des cas de pays qui, dès le premier jour, face à cette tragédie, ont dit « nous ne voulons pas de réfugiés afghans », mais comment faire ? ».

L’Italie et la France ont déjà évacué de Kaboul des milliers d’Afghans qui avaient collaboré avec les Occidentaux ces dernières années, mais le travail d’accueil n’est pas terminé. Pour le compléter, M. Macron avait proposé au Conseil de sécurité de l’ONU la création d’une « zone de sécurité » autour de l’aéroport, mais l’idée a été rejetée, car les talibans veulent rouvrir l’aéroport et le garder sous leur contrôle et n’acceptent pas de limitation de la souveraineté. Mais, selon M. Draghi, « heureusement, beaucoup se sont échappés, notamment en Iran et dans d’autres pays entourant l’Afghanistan.

Nos forces diplomatiques et celles d’autres pays tentent de retrouver ces personnes qui ont collaboré avec l’Italie ». Mais il est certain que « l’Europe doit s’organiser, personne n’a de stratégies claires ». Et Macron a assuré le soutien de la France à l’initiative de Draghi d’organiser un G20 en octobre, impliquant la Russie et la Chine.

En plus de travailler à une plus grande cohésion de l’UE dans le dossier de l’Afghanistan, Draghi et Macron se sont mis d’accord pour gérer conjointement le dossier libyen, et sur la signature prochaine, d’ici la fin de l’année, du traité du Quirinal pour une coopération renforcée entre la France et l’Italie.

Crédit Photo : https://www.flickr.com/photos/europeancentralbank/48974210538

Vous pourriez aimer
Partagez cet article
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur tumblr